Article de Voyager Luxe - Tous à Zanzibar !

Tous à Zanzibar !

ART_AUTEURZanzibar / Jeudi 01 Novembre 2012
A la recherche du paradis perdu... A la recherche du paradis perdu...
A la recherche du paradis perdu...
Une population souriante et accueillante. Une population souriante et accueillante.
Une population souriante et accueillante.
Un bel exemple d'architecture swahili. Un bel exemple d'architecture swahili.
Un bel exemple d'architecture swahili.
Un marché haut en couleurs. Un marché haut en couleurs.
Un marché haut en couleurs.
Tentés par les transports locaux ?... Tentés par les transports locaux ?...
Tentés par les transports locaux ?...
De belles rencontre à Jozani forest. De belles rencontre à Jozani forest.
De belles rencontre à Jozani forest.
Une île hors du temps... Une île hors du temps...
Une île hors du temps...
Le restaurant du Swahili House, en terrasse. Le restaurant du Swahili House, en terrasse.
Le restaurant du Swahili House, en terrasse.
Un bon vieux 4X4 avec conduite à gauche, à louer à l'aéroport. Un bon vieux 4X4 avec conduite à gauche, à louer à l'aéroport.
Un bon vieux 4X4 avec conduite à gauche, à louer à l'aéroport.

Croyez-vous qu'un simple mot soit capable de magie ? Moi, oui et Zanzibar fait partie de mes préférés. A peine prononcé, je pars vers cet ailleurs exotique et fantasmagorique. Venez, je vous y emmène.

Karibou Zanzibar


Pour les grands voyageurs, Zanzibar fait partie des destinations mythiques. Nombre d'écrivains ou d'explorateurs sont partis à sa découverte et plus encore n'ont fait que la rêver. Arthur Rimbaud fait partie de ceux qui ont participé à la création du mythe sans réussir à y aller. Joseph Kessel, Cendrars, Segalen … aussi. Mais où se trouve Zanzibar? La «terre des noirs» n'est pas une île mais un archipel situé à quelques encablures de Dar-el-Salam l'ancienne capitale du Tanganyika, en Afrique de l'Est. En 1964, après la révolution de Zanzibar, l'archipel rejoint le continent formant la nouvelle nation de Tanzanie dont le nom est formé de la fusion des deux pays.

Stone Town, capitale d'Ugunja, l'île principale.


A peine débarqué à l'aéroport d'Ugunja, l'île principale, il n'y aucun doute, nous sommes bien en Afrique. Si le paiement du visa (50 dollars) fût rapide, aux bagages c'est la cohue. L'aérogare est en travaux pour accueillir des touristes de plus en plus nombreux et le tapis ne fonctionne pas. A ma grande surprise, j'entends crier mon nom… Un employé me remet avec un grand sourire ma valise sans oublier de prononcer «shishi» (pour bakshishi, pourboire…). Santé Sana (merci). Dans un pays où le salaire moyen est à peine de 100 dollars, rien n'est en trop...Prenez le temps de vous perdre dans cette ville. Parcourez son port et ses ruelles aux lourdes portes en bois en provenance de l'Inde. Il n'y a jamais eu d'éléphant à Zanzibar, mais les pics en cuivre qui servent dans leur pays d'origine à les dresser furent ici très appréciés comme élément décoratif par les riches négociants indiens. Certains détails nous permettent de deviner l'activité de la famille et sa richesse: un motif de chaînes signifie esclavage!

Une terre d'épices et de douleur.


On connaît l'île de Gorée et son mémorial, moins Stone Town. On ne s'attend pas à visiter un tel endroit ici. Pourtant, l'esclavage s'est organisé ici depuis le XII ème jusqu'au début du XXème avec les perses puis les omanais. Le sultanat d'Oman au début du XIX va même délaisser Mascate comme capitale au profit de Zanzibar: pour s'éloigner de Bonaparte en Egypte ou pour mieux contrôler la traite et le commerce d'ivoire et d'épices ? Stone Town sert alors de plaque-tournante au commerce d'ébène pour toute l'Afrique de l'Est. Ici, les esclaves se vendent moins chers que partout ailleurs : 100 roupies pour un homme. Livingstone, médecin et missionnaire, va se battre pour mettre fin à cette pratique. Il publie son premier ouvrage en 1857 et va être à l'origine du combat anti-esclavagiste qui va obliger le sultanat à déclarer la traite illégale en 1860… A la fin du siècle, 30 000 esclaves sont encore vendus alors que Zanzibar est devenu protectorat britannique… A la fin de l'esclavage, beaucoup sont restés sur l'île incapables de rentrer au village si loin sur le continent. Leurs descendants participent au métissage de l'île avec les premiers bantous, perses, omanais, portugais, indiens, asiatiques… Une diversité visible également dans les constructions dont certaines sont des merveilles architecturales.

Le marché, coeur vivant et coloré de Stone Town.


Pour sentir l'île aujourd'hui, un petit tour par le marché aux épices s'impose. Clou de girofle, cannelle, curcuma, gingembre, vanille, safran… Prenez le temps de choisir et ne vous faites pas avoir par des gousses de vanille trop brillantes, elles auront été huilées… Plus loin les légumes, et les poissons, dont certaines pièces d'espadon ou de requin, découpées à la hache valent le détour! Le marché a lieu de 6 heures du matin à 6 heures du soir tous les jours: si la viande, très chère, vient surtout du continent, tout le reste est cultivé ou pêché sur l'île. La première ressource de Zanzibar reste l'agriculture avec le clou de girofle (Karafuu) dont il est premier exportateur mondial. La pêche reste traditionnelle pour le plaisir de nos yeux, les boutres faisant partie du paysage de l'île. Pour visiter la ville, faites confiance aux guides officiels, ils vous apprendront énormément de choses sur cette ville d'histoire. Se perdre dans les ruelles de la médina est particulièrement facile...

Sur les routes d'Ugunja.


Face au marché, la gare d'où partent les «Matatu» ou «Dala dala» pour 1 dollar, prix moyen de la course. Ces bus ne sont pas tous récents mais ne manquent pas de couleur et de charme. Il y a seulement deux feux rouges dans toute l'île, cela n'empêche pas les stops fréquents. Entre la police, les villages, c'est très long. Les insulaires conduisent d'une manière assez sportive, donc si vous n'êtes pas prêts à vous entasser dans la matatu ou pas très à l'aise au volant, réservez un taxi privé. Sur la route, vous croiserez certainement des femmes en noir, c'est le vêtement qu'elle passe par dessus leur kanga, pagne, quand elles voyagent loin de chez elles. Ce costume féminin habituel, est un vêtement à message, souvent destiné aux rivales. Autour des motifs on lit « je suis la meilleure cuisinière» ou «Ne t'approche pas de mon mari». Il existe des kangas de supporters en foot comme en politique !

La forêt de Jozani


La forêt de Jozani est d'une grande richesse, mais après la déforestation qui a sévi dans l'île pendant des siècles, il reste peu d'espèces endémiques, toutes sont importées. Les singes par contre le sont, comme le fameux "Colobe rouge", visible même de la route et pas très farouche. Pour les enfants (et ceux qui ne cesseront jamais de l'être), la visite de la forêt s'impose. Racines en surface, petits crabes, l'eau n'est jamais loin dans cet écosystème. N'oubliez pas la mangrove, toujours à l'Est de l'île, vers Chiwaka, les paysages sont magnifiques et les plages, sans transat, poétiques. Non loin, une halte s'impose dans un Spice Tour: cela sonne très touristique et c'est bien le cas... Mais si vous aimez la botanique, c'est assez intéressant! Girofle, vanille, muscade, savez-vous par exemple que cette dernière possède une membrane que l'on peut aussi manger? Rouge écarlate quand elle est sèche, elle devient rosée une fois séchée. En poudre, le macis a un goût de cannelle et de poivre. Le jacquier, cet arbre produit des fruits utilisés mûrs ou encore verts dans des plats cuisinés comme dans la recette réunionnaise du ti'jaque boucané. Ici il est surnommé Jacques Chirac (peut-être uniquement pour les touristes français...). Le giroflier vient des Moluques, la véritable île aux épices: c'est un arbre haut dont les fleurs donnent les clous de girofle. Ils faut alors grimper pour récolter les clous et les laisser sécher au soleil jusqu'à maturation. En plus de son parfum, c'est un excellent antiseptique et anesthésique.

Des plages paradisiaques.


Sur ce sable ultra fin, d'un blanc surréaliste, vous retrouvez le paradis perdu. L'île sensuelle et maternelle vous berce alors. Pour nager, à marée basse, il faut avancer loin dans le lagon vers la barrière de corail. Le climat en ce mois de septembre ne fait pas penser à l'enfer, les alizés sont agréables et font voguer les dhows. Sur l'horizon aux dégradés de bleus turquoises, ces voiliers en bois se découpent, majestueux. Quelques minutes plus tard, en arrive un, dont le pont minuscule, est encombré de poissons. Le pêcheur est parti avec son fils attraper le repas de la famille. Dans ce pays à 90 % musulman, les familles sont très nombreuses... Les habitants de la côte sont toujours souriants et curieux avec vous. Dans les villages les jeunes peuvent être plus cavaliers, surtout si vous êtes jeune et de sexe féminin. C'est l'Afrique et en dehors des plages des hôtels, une tenue correcte est exigée si vous avez envie de partir à l'aventure. Il est possible de prendre un dhow pour partir sur Pemba ou Mafia, les autres grandes îles de l'archipel. Pendant la traversée, tortues et dauphins seront peut-être du voyage. Et vous ferez peut-être une halte sur l'un des très nombreux petit îlots ? Sur les plages, nombreux sont aussi les masaï en costume traditionnel, attirés par le tourisme en plein essor. Ils sont sympathiques ces jeunes supporters du Real, du Barça ou de Manchester. Espérons qu'ils gardent bien l'esprit de cette terre et la protège d'un boom touristique débridé.

Une bonne table.


Vous aurez partout l'occasion de goûter la savoureuse cuisine locale, aux parfums orientalo-africains. Pour déjeuner ou le dîner, je vous conseille d'essayer au moins une fois la terrasse de l'hôtel Swahili House, ancien palais arabe magnifiquement restauré qui conserve tout le charme du passé. Pour grimper tout en haut, il faut avoir de bonnes jambes mais la vue est magnifique ! Pieuvre, langouste, homard… La mer dans toute sa richesse s'invite à votre table et si vous aimez le poisson et les crustacés: enjoy! Sinon, vous allez retrouver beaucoup de plats indiens, pour la fête de l'aïd par exemple, le mouton s'accompagne ici de riz biryani! Les plats typiques font aussi la part belle à la noix de coco et aux épices, ce qui vous étonnera peu. Plus étrange, c'est le nombre d'hôtel avec des restaurants italiens… En fait, ce sont ,des touristes européens, les plus nombreux.

A savoir !


Ne pensez pas pouvoir réserver votre véhicule à l'hôtel comme dans c'est le cas sur d'autres destinations. Bien-sûr, ils pourront vous aider mais cela aura un coût significatif! Les seuls loueurs se trouvent à l'aéroport ou à Stone town donc il vaut mieux prévoir de prendre sa voiture à l'arrivée! Pour une semaine comptez 35 dollars par jour. Se repérer dans l'espace est assez simple car le réseau routier est limité. Je vous conseille le 4x4 ou tout au moins une voiture avec de bons amortisseurs: les trous et gendarmes couchés sont très fréquents… Attention, on conduit à gauche et un permis de conduire international vous sera demandé et pas question de passer outre car les gendarmes font de très fréquents contrôles!
Zanzibar est plus qu'un fantasme orientaliste, il est insouciance, cette légèreté du temps qui fait jaillir dans les palais abandonnés des cocotiers vainqueurs. Les vaches dorment sur des plages de rêve et vous, vous retrouvez des parcelles des vôtres. L'Afrique ne perd jamais la mémoire, elle n'en a pas besoin. Et vous pourriez chercher longtemps la dernière maison du Docteur Livingstone, l'ancien dispensaire ou la maison natale de Freddy Mercury (et oui, le chanteur du groupe Queen est originaire de Zanzibar). Ici tout dure si longtemps... BEAU VOYAGE !

Pour s'y rendre.


- La compagnie Ethiopian Airways, l'une des plus anciennes d'Afrique, propose 6 vols par semaine, avec de bonnes correspondances vers toute l'Afrique de l'Est, dont Zanzibar. Qatar Airways propose, elle, 1 vol par jour sur Dar El Salaam, via Doha, avec de bonnes correspondances. La Cie Oman Air propose 4 vols hebdomadaires depuis Paris CDG, et 2 en connection pour Zanzibar, avec départ de Paris le lundi ou le vendredi. La Cie Swiss propose 6 vols Zurich/ Dar El salaam par semaine. Emirates a un vol quotidien sur la destination.
Attention: les taxes d'aéroport sont assez élevées ( entre 100 et 380 € selon le trajet et la compagnie !...). L'ancienne taxe de sortie est automatiquement incluse dans le tarif de votre billet, donc ne payez rien en sortant. Si vous préférez une approche par la mer, les ferry rapides assurent la navette 4 fois par jour entre Dar El Salaam et Zanzibar. Prévoir environ 2 heures de traversée.

Pour plus d'info sur la destination:
SAVANNA TOURS : info@savannatours.com
ou par tél: 03-20-04-21-26

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